
Énergies renouvelables : la Fédération de l’électricité fustige les concessions et tire la sonnette d’alarme sur la sécurité d’approvisionnement
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EN BREF
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La Fédération générale de l’électricité et du gaz a exprimé de vives inquiétudes concernant les concessions liées à la production d’électricité issue des énergies renouvelables. Lors d’une conférence de presse, Elyès Ben Ammar a souligné l’absence de consultation de la fédération dans les discussions sur ces projets, déplorant les pertes financières significatives pour la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) dues à des concessions passées. Il a pointé du doigt les impacts négatifs sur la souveraineté énergétique nationale, notamment à travers des projets favorisant une emprise étrangère, tout en appelant à un soutien aux initiatives nationales comme le programme « Prosol » pour le photovoltaïque. La nécessité d’un dialogue avec le ministère de l’Industrie et le Parlement a également été mise en avant pour éviter la marginalisation de l’UGTT dans ce débat crucial.
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ToggleÉnergies renouvelables : la Fédération de l’électricité fustige les concessions et tire la sonnette d’alarme sur la sécurité d’approvisionnement
Dans un contexte où la transition vers les énergies renouvelables devient primordiale pour la durabilité environnementale, la Fédération générale de l’électricité et du gaz a exprimé de sérieuses préoccupations quant aux concessions récemment mises en avant pour la production d’électricité. Lors d’une conférence de presse, les représentants de la fédération ont souligné des manquements importants dans le processus de décision et ont déploré leur absence de collaboration dans les concertations essentielles concernant ces projets. Ils ont également mis en lumière des vulnérabilités potentielles quant à la sécurité d’approvisionnement en termes d’énergie, qui pourraient résulter de ces nouvelles concessions.
Contexte des concessions en matière d’énergies renouvelables
La situation actuelle concernant les projets de loi relatifs aux concessions pour la production d’électricité à partir des énergies renouvelables est marquée par une série de débats au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Ces projets cherchent à encourager le développement des énergies renouvelables, mais soulèvent également des interrogations tant au niveau de la viabilité des accords qu’au sujet des implications pour les finances publiques. Les débats nourris par cette situation mettent en avant la nécessité d’une analyse approfondie avant d’engager de nouvelles concessions.
Les réserves de la Fédération générale de l’électricité et du gaz
Dans un climat de mécontentement croissant, la Fédération générale de l’électricité et du gaz a fait part de ses réserves concernant l’absence de concertation avant la mise en œuvre des projets. Les critiques portent non seulement sur l’exclusion des parties prenantes, mais également sur la manière dont les accords seront structurés et attribués. Cette situation a été qualifiée de « marginalisation » de la fédération, qui considère que son expertise et ses opinions devraient être pleinement prises en compte dans les discussions concernant des enjeux aussi cruciaux.
Analyse des concessions passées
Elyès Ben Ammar, membre de la fédération, a plaidé pour une évaluation des concessions passées avant l’engagement dans de nouveaux projets. Il a rappelé que certaines conventions, signées en décembre 2019, ont généré des pertes significatives pour les finances de l’État. L’absence de retour sur les accords précédents nécessite une attention urgente pour éviter de reproduire les mêmes erreurs et garantir la rentabilité des investissements réalisés dans le secteur.
Impact sur la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG)
Le responsable syndical a également souligné que certaines concessions ont contraint la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à renoncer à des opportunités économiques intéressantes. En particulier, il a été interrompu l’accès à des ressources profitables, telles que les crédits carbone liés à la production d’énergie propre. Ces crédits, qui devraient théoriquement bénéficier à la STEG, étaient en réalité attribués à des investisseurs étrangers dans des projets réalisés en Tunisie. Cette situation soulève de sérieuses questions quant à la gestion et à la préservation des intérêts nationaux.
Critique des modalités d’attribution des concessions
Une autre critique majeure aborde les modalités d’attribution des concessions visant à promouvoir la production d’électricité renouvelable. La fédération craint que ces modalités favorisent une domination étrangère sur le secteur énergétique, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la souveraineté énergétique de la Tunisie. Leurs réflexions mettent en évidence le besoin crucial de veiller à ce que les projets relatifs aux énergies renouvelables restent alignés avec les intérêts nationaux, particulièrement dans le cadre de développements dirigés vers l’exportation.
Soutien aux initiatives nationales
Malgré ces préoccupations, Elyès Ben Ammar a mis en avant les capacités techniques de la STEG à mener à bien des projets d’énergies renouvelables. Il a plaidé pour un soutien renforcé aux initiatives locales, à l’instar du programme « Prosol », qui se concentre sur le photovoltaïque en toiture. Ces projets locaux sont souvent considérés comme des succès et pourraient devenir des références pour le développement durable dans le secteur de l’énergie.
Dialogue nécessaire avec les autorités
Le dialogue avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, ainsi que l’ARP, a été énoncé comme essentiel pour résoudre ces questions non résolues. La fédération a insisté sur l’importance d’une collaboration constructive afin de rétablir la confiance. Les discussions futures devraient inclure toutes les parties prenantes, y compris l’UGTT, afin d’élaborer des solutions viables pour l’avenir du secteur énergétique en Tunisie.
Le rôle du ministère et des acteurs concernés
Mercredi dernier, la Commission de l’industrie de l’ARP a auditionné le ministre de l’Environnement et le PDG de la STEG au sujet des mécanismes d’échange des crédits carbone. Ce processus a été vu comme une étape cruciale pour clarifier les rôles des divers acteurs ainsi que les enjeux financiers associés. Les discussions autour du partage des crédits carbone soulignent l’importance d’établir des règles claires et justes, permettant à l’État de bénéficier des retombées des investissements réalisés dans les énergies renouvelables.
Difficultés financières de la STEG
Le manque de ressources financières est un sujet de préoccupation majeur pour la STEG, qui fait face à un déficit significatif. Le coût annuel d’achat du gaz atteint environ 6 milliards de dinars, tandis que les recettes sont estimées à seulement 5 milliards, laissant une différence d’environ 1 milliard de dinars. Cette situation est partiellement compensée par des soutiens de l’État, mais elle souligne la nécessité de réformer le modèle de tarification de l’électricité et de la gestion des ressources pour assurer la durabilité de l’entreprise.
Perspectives d’avenir et recommandations
Dans ce contexte, il est essentiel de formuler des recommandations concrètes afin de repenser la stratégie énergétique nationale. La fédération appelle à un cadre réglementaire plus inclusif, permettant la prise en compte des intérêts de toutes les parties impliquées, y compris les syndicats et les entreprises publiques. De plus, il est vital d’adapter les modalités d’attribution des concessions pour assurer une meilleure transparence et une plus solide protection des ressources nationales.
Conclusion : Un appel à l’unité pour garantir l’avenir énergétique de la Tunisie
Face aux défis actuels, il est impératif que tous les acteurs du secteur de l’énergie unissent leurs forces pour garantir un avenir durable et sécurisé pour la production d’énergie en Tunisie. Cela nécessite non seulement un engagement fort de la part des autorités, mais également une volonté de dialogue ouvert entre toutes les parties prenantes. Les projets futurs doivent d’abord prioriser les intérêts nationaux avant d’envisager des partenariats étrangers, surtout dans un secteur aussi stratégique que l’énergie.

Témoignages sur la situation des énergies renouvelables en Tunisie
La Fédération générale de l’électricité et du gaz a récemment exprimé des réserves concernant les accords de concession pour la production d’électricité à partir des énergies renouvelables, soulignant son exclusion des discussions essentielles. Lors d’une conférence de presse, Elyès Ben Ammar, membre de cette fédération, a critiqué le manque d’inclusivité dans le processus décisionnel, alors que d’autres organisations sont déjà impliquées.
Un point crucial soulevé par Ben Ammar est la nécessité d’un bilan des concessions antérieures. Selon ses dires, il est impératif d’évaluer les pertes financières significatives pour les finances publiques avant de procéder à de nouvelles signatures. Depuis la concession de décembre 2019, des conventions ont obligé la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à se priver de ressources potentiellement lucratives, notamment les crédits carbone liés à la réduction des émissions.
Les projets réalisés dans des régions telles que Sidi Bouzid, Tozeur, et Tataouine ont permis à des investisseurs étrangers d’acquérir des certificats de crédits carbone, qui auraient dû, selon Ben Ammar, revenir à l’entreprise publique. Cela soulève des questions sur la souveraineté énergétique nationale, en particulier pour les projets destinés à l’exportation vers l’Europe.
En dépit de ces critiques, Ben Ammar a reconnu les capabilités techniques de la STEG pour développer des projets d’énergies renouvelables et a appelé à soutenir les initiatives nationales, en évoquant le programme « Prosol » dédié au photovoltaïque en toiture comme un exemple de succès.
Le représentant syndical a également plaidé pour l’ouverture d’un dialogue avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, ainsi qu’avec le Parlement, remettant en cause la marginalisation de l’UGTT dans le débat sur ces enjeux critiques.
Lors d’une audition récente à l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre de l’Environnement et le PDG de la STEG ont discuté du mécanisme d’échange des crédits carbone. Faycel Trifa, le PDG, a insisté sur le fait que ces crédits appartiennent principalement à la société et a évoqué diverses options de partage ou de transfert à l’État, tout en soulignant l’importance cruciale de ces projets pour le transfert de technologie dans le secteur des énergies renouvelables.
Trifa a également abordé les difficultés financières majeures que rencontre la STEG, révélant que le coût annuel d’achat de gaz s’élève à environ 6 milliards de dinars, alors que les recettes s’estiment à seulement 5 milliards, générant ainsi un décit d’environ un milliard de dinars par an, compensé en partie par un soutien de l’État de près de 4 milliards de dinars.
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